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Mercredi 6 mai 2009

Colloque international de doctorants – mercredi 13 et jeudi 14 mai 2009

Représentations médiatiques

de l'homme politique

(XVIIIe – XXIe siècle)

 

 

Présentation :
Spots de campagne, allocutions présidentielles, biographies, affiches électorales... Les hommes politiques sont source d'un imaginaire qui fascine les médias et leur public. Ce colloque invite à s'interroger sur la perception commune de l'homme de pouvoir, ses mécanismes et sa charge symbolique, sur les modalités de vulgarisation de la chose publique par les médias de masse, ainsi que la force et la pérennité des représentations comme terreau des identités nationales. Il s'inscrit dans l'histoire culturelle internationale du politique et propose une réflexion sur le discours et l'image fixe et animée du pouvoir.

Quand bien même la mise en scène de l'homme politique est ancienne, la massification des médias a opéré un changement d'échelle spectaculaire. Si la thématique de la 'peopolisation' suscite aujourd'hui l'intérêt des historiens, la question cruciale de l'homme politique en représentation gagnera à être approfondie par des recherches issues d’une variété de disciplines et s'inscrivant dans le temps long, insistant sur le comparatisme international, et s'appuyant sur des médias de toutes natures. Une telle étude permettrait de saisir les conditions de construction et de transmission de l'imaginaire historique sur les hommes de pouvoir du passé, et ses résonances sur les sociétés contemporaines.

Seules les communications de doctorants et jeunes docteurs ont été retenues pour ce colloque, auquel les chercheurs confirmés sont invités à assister. Il vise à favoriser les échanges des jeunes chercheurs entre eux ainsi qu'à leur permettre de rencontrer des spécialistes confirmés de leurs champs de recherche, à l'échelle internationale. Les langues retenues pour les communications sont le français et l'anglais. Le colloque fera l'objet d'une publication.

Lieu :
Auditorium de la bibliothèque universitaire, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, 45 boulevard Vauban à Guyancourt. Entrée libre.

Pour plus d'information, consultez le site du colloque :
www.culturhisto.uvsq.fr

Contact :
Sophie Kienlen 06 68 63 25 43

 

Programme

Mercredi 13 mai 2009, matin, 9h

8h45 : Accueil des participants, café

9h15 : Ouverture par Gérard Caudal (Vice-président du Conseil Scientifique de l’Université de Versailles Saint-Quentin), et Christian Delporte (Directeur CHCSC). Introduction générale des doctorants organisateurs de Culturhisto 2009.

9h30 : Table ronde du comité scientifique  

L’ELU DU PEUPLE
Présidence : Martin Schain, New York University, Etats-Unis 

 10h45 :

§  « Pères du peuple » ou « représentocrates »? – La représentation publique des Conventionnels entre 1792 et 1795 (Mette Harder, doctorante en histoire, Université de York, Royaume-Uni)

§  La Révolution ne vaut pas une pipe. The Members of the First Dutch Parliament (1796-98) in the political press and the Dagverhaal (1796-98) (Joris Oddens, doctorant en histoire, University of Amsterdam, Pays-Bas)

§  Le double visage de Daniel Manin. Célébrité républicaine en France et illustration monarchique en Italie. (Gian Luca Fruci, docteur en Histoire Università di Pisa, Italie)

§  La représentation médiatique et la crise de l’image des institutions démocratiques au Brésil: une analyse sur la couverture sur les hommes politiques au Parlement (1990- 2008) (Pedro Noleto Filho et Fábio Pereira,  doctorant et docteur en communication et histoire, Université de Brasilia, Brésil)

Discussion
13h00 : Suspension des travaux. Déjeuner.

Mercredi 13 mai 2009, après-midi, 14h30

 LE HEROS, LE PERE, LE LEADER
Présidence : Bertram Gordon, Mills College, Etats-Unis

§  Éloquence, héroïsme, caricature. Être député dans l’Italie de 1848-1849 (Alessio Petrizzo, doctorant en histoire, Université de Florence, Italie)

§  Napoléon III, père de la « Famille populaire » (Juliette Glikman, docteure en histoire, Université de Paris I – Paris IV, France)

Discussion

16h :

§  Le deuxième corps de Staline : représentation du vozhd (guide) dans les affiches de propagande des années 1930 et 1940 en URSS (Momchil Hristov, doctorant en sociologie, Université de Sofia, Bulgarie)

§  Pratiques et rites de l'homme politique grec: Analyse comparative des cas de C.Caramanlis et A.Papandreou (1974-1995) (Sandrine Besse, doctorante en histoire, Université de Versailles Saint Quentin, CHCSC, France)

Discussion

17h30 : suspension des travaux

Jeudi 14 mai 2009, matin, 9h30

STRATEGIES DE COMMUNICATION ET FILTRES MEDIATIQUES
Présidence : Juan Antonio García Galindo, Universidad de Malaga, Espagne

§  Les hommes politiques libéraux et la représentation médiatique dans les débuts de la Troisième République en France. Le cas d'Alexandre Ribot (1878-1922) (Walter Badier, doctorant en histoire, Université d’Orléans, France)

§  Rise and fall of the old ideals: press, politics and music in the Second-Republic Spain (1931-1936)(Francisco Parralejo Masa, doctorant en histoire, EHESS, France et Université de Salamanque, Espagne)

Discussion

11h00 :

§  Paul Painlevé et les médias de la Belle Époque aux Années folles. L’ombre portée du savant sur la carrière de l’homme politique (Anne-Laure Anizan, docteure en histoire, Sciences Po, France)

§  Littérature et politique en France : l’homme d’Etat dans l’émission littéraire télévisée (Frédéric Delarue, doctorant en histoire, Université de Versailles Saint Quentin, CHCSC, France)

Discussion
12h30 : suspension des travaux. Déjeuner.

Jeudi 14 mai 2009, après-midi, 14h

PERSONNALISATION, PEOPOLISATION,
FICTIONNALISATION DE L’HOMME POLITIQUE
Présidence : Marilisa Merolla, Università di Roma, Italie

§  -When Monaco Was the Message:  Myth, Media, and the Marriage of Hollywood and Monaco (1956) (Mark Braude, doctorant en histoire, University of Southern California, Etats Unis)

§  -"Privatisation et fictionnalisation des présidentiables dans Paris-Match (1965-2007)". (Klervi Le Collen et Céline Ducant, doctorantes en histoire, Université de Versailles Saint Quentin, CHCSC, France)

§  -Image of the Yeltsin’s “family” in Russian newspaper discourse of XXI century (Jury Denisov, Doctorant Histoire, Omsk State University, Russie)

Discussion

15h45 :

§  Portrait de l'homme politique dans les affiches électorales présidentielles françaises de 1965 à 1988 à travers l'œuvre de Jacques Villeglé (Anne-Lise Quesnel, doctorante Histoire, Université de Versailles Saint Quentin, CHCSC, France)

§  La représentation du président américain à Hollywood : correspondances entre l’image et la personne (Eric Nuevo, doctorant en cinéma, Université Paris VII, France)

§  Yes We Can: Political Agency and the Visual Culture of Barack Obama (Kira Shewfelt, doctorante en histoire, University of Southern California, Etats-Unis)

Discussion

17h40 : CONCLUSION par un membre du CS

18h : fin des travaux

Par doctorants CHCSC - Publié dans : Colloques et journées d'études
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Vendredi 17 avril 2009
« FEMMES D'IMAGES, IMAGES DE FEMMES »
ATELIER « JEUNE RECHERCHE » ISOR-CRHXIXE

MERCREDI 29 AVRIL 2009, 9H30-17H

Journée coordonnée par Audrey Orillard. Contact : 01 40 46 28 36 - 06 82 65 60. audrey.orillard@gmail.com
Centre Panthéon : 12 place du Panthéon, 75231 Paris cedex 05. Tél : 01 44 07 80 00. Accès : RER Luxembourg

Voici le programme définitif de l'atelier "jeune recherche" Isor-CRHXIXe.

9h30-12h30
Introduction : Myriam Tsikounas

Panorama des champs de la création : dessin, photographie, chanson filmée
Présidence : André Rauch

Dessinatrices et scénaristes de BD, exceptions d’un domaine masculin : Claire Brétécher, Florence Cestac, Marjane Satrapi
Makis Malafékas

Annette Léna, femme photographe engagée des années soixante
Sara Darmayan

De la « madone » à la « mamie » : Andrée-Davis Boyer, une productrice-réalisatrice tenace
Audrey Orillard


14-17h
L’image animée : le média privilégié ? Vidéo, cinéma, télévision
Présidence : Sébastien Le Pajolec

« Mes images m’appartiennent » : la vidéo selon les femmes
Hélène Fleckinger

Le cinéma par Kira Mouratova : le regard d’une femme, le plaisir de créer, le désir d’être soi-même
Katsiaryna Zakharava

Pilar Miró : les mises en scène d’un combat
Ana Vinuela

Agnès Varda : une « nouvelle » vague parmi les hommes
Ariane Beauvillard

Conclusion : Geneviève Sellier
Par doctorants CHCSC - Publié dans : Colloques et journées d'études
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Lundi 30 mars 2009
Call for papers

Cities and culture under Nazi Occupation: French experiences and comparative perspectives


 

2-3 December 2010
Sciences Po Bordeaux, Bordeaux, France

 

This conference is organised by Sciences Po Bordeaux, in conjunction with the Institut d’histoire du temps présent (the Institute of Contemporary History, a Research Unit of the National Centre for Scientific Research-CNRS) and the Universities of Bordeaux III and Paris I-La Sorbonne.
Co-chairs:
Prof. Françoise Taliano-Des Garets, Professor of Contemporary History at Sciences Po Bordeaux.
Prof. Pascal Ory, Professor of Contemporary History at Paris I-La Sorbonne.

 
The cultural history of cities remains incomplete. The purpose of this conference is to encourage new research and discussion on the Second World War period. Focusing on urban space and making ample room for comparative studies, this conference aims to underscore major trends in cultural life and policies, while paying particular attention to their variations according to periods and places. This approach should help in the drawing up of a typology.
We advocate the study of leading cities, which were the centres of political and economic power at the time and in which cultural facilities were concentrated. The emphasis should be placed on France—to the exclusion of Paris, but including Algeria, the French colonies and protectorates. The various zones of the French territory (the annexed zone, the occupied zone, the North, the forbidden zone, the Italian zone, the French zone…) should be taken into account. In addition, we encourage comparisons with a few foreign cities in other occupied countries.
In order to avoid the succession of disconnected monographs, we welcome regional studies, as well as work that compares two or more cities, providing either a comprehensive or a more specific comparison.
The year 1940 marks the conventional starting point of the period under study, while the end of it, loosely defined as the Liberation, depends on local situations.
 


Papers are invited on the three main themes of the conference:

1-     Urban cultural life in wartime.

Papers could examine the various forms of cultural activity (creation, mediation, leisure activities…), focusing on their differences or similarities according to periods and places. Was cultural life modified, and how, across the different zones of the French territory, and/or during the different phases of the war? Predominantly, what changed in terms of content and form? Did people keep on socialising and meeting in the same places, or did new ones emerge?
Papers could focus on specific areas such as literature, music, the theatre, the cinema, folklore, popular culture, feasts, commemorations, museums, historic buildings, scholarly activity, the press or the radio. What remained? What disappeared? What was founded? Were there any breakthroughs? General ideas on social practices and representations should emerge from a few case studies.

 2-     Urban culture and politics during the Occupation.

This question could be examined from two angles. On the one hand, papers could focus on cultural policies as such:
What were the links between German propaganda and culture?
How was Vichy’s cultural plan implemented locally?
Did cultural policies at municipal level survive? Did they expand? Did new ones emerge?
They could also study cultural milieux (artists, scholars, journalists) and their links with the Collaboration or the Resistance. How deep was their involvement? To what extent did it vary according to the areas, institutions, companies, or personalities considered?

3-     Urban cultures faced with the choice of breaking with the Occupation period or remembering it.

To what extent were cultural milieux affected by the purges at the end of the war? Was there a genuine renewal of these circles, with new networks taking control, or did more or less the same people remain influential, with only a few cosmetic changes? In the light of these questions, papers could focus on the presence of the cultural life and policies of this period in later representations. Has the memory of it been kept alive, obscured, obliterated or reassessed? Sometimes, a clear break with the past can be noticed, sometimes a form of continuity, and it would be interesting to explore the reasons accounting for this difference.

 
Proposals:
Presentations may be in French or English. Paper proposals (of no more than one page, in French or in English) should be submitted to Françoise Taliano-des Garets (f.taliano@sciencespobordeaux.fr) by May 31st, 2009. They should include your name, institutional affiliation and contact information, as well as a list of your recent publications.
Notification of the organisers’ decision will be made by July 30th, 2009.

Publication:
The papers will be published in a collected volume. The final texts should be sent to Françoise Taliano-des Garets (f.taliano@sciencespobordeaux.fr) by March 30th, 2011.

Scientific Programme Committee
Jean-Pierre Bertin-Maghit, Professor of Film Studies at the University of Bordeaux III.
Laurence Bertrand Dorléac, Professor in the Arts Department at the University of Picardy, Senior member of the Institut Universitaire de France (IUF).
Hubert Bonin, Professor of Contemporary History at Sciences Po Bordeaux.
Myriam Chimènes, Senior Researcher at the National Centre for Scientific Research (CNRS), IRPMF.
Christian Delporte, Professor of Contemporary History at the University of Versailles Saint-Quentin.
Bernard Lachaise, Professor of Contemporary History at the University of Bordeaux III.
Jean-Yves Mollier, Professor of Contemporary History at the University of Versailles Saint-Quentin.
François-Charles Mougel, Professor of Contemporary History at Sciences Po Bordeaux.
Pascal Ory, Professor of Contemporary History at the University of Paris I-La Sorbonne.
Philippe Poirrier, Professor of Contemporary History at the University of Burgundy.
Jean-Pierre Rioux, Honorary Chief Inspector of Schools.
Henry Rousso, Senior Researcher at the National Centre for Scientific Research (CNRS), IHTP.
Jean-François Sirinelli, Professor of Contemporary History at Sciences Po Paris.
Claude Sorbets, Senior Researcher at the National Centre for Scientific Research (CNRS), SPIRIT.
Françoise Taliano-des Garets, Professor of Contemporary History at Sciences Po Bordeaux.
Dr. Matthieu Trouvé, Senior Lecturer of Contemporary History at Sciences Po Bordeaux.
Conference co-chairs: Prof. Françoise Taliano-des Garets (f.taliano@sciencespobordeaux.fr, mobile phone: +33 632 630 933) and Prof. Pascal Ory (pascal.ory@wanadoo.fr)

 

 

 

 
Par doctorants CHCSC - Publié dans : Appels à communications
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Lundi 30 mars 2009
Journée d’étude

ISRAËL EN GUERRE : Cinéma, information, arts plastiques. En présence du cinéaste Amos Gitai



Mardi 7 avril 2009 14h - 18h30
Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines (Amphi Montesquieu du bâtiment d’Alembert, 5-7 boulevard d'Alembert à Guyancourt)


Cette rencontre se déroulera en deux temps : une projection-débat avec le cinéaste israélien Amos Gitai
qui commentera une sélection d’extraits de ses films Kippour (2000) et Kedma (2002) puis une étude de la
représentation de la guerre dans les médias et dans les arts en Israël, proposée par des chercheurs français et
israéliens.

A travers l’étude de ces trois formes d’écriture, historiens, historiens d’art, chercheurs en information communication et professionnels confronteront leurs analyses de la représentation du conflit israélo palestinien.
Dans une perspective de comparaison internationale, ils analyseront le discours pour lui-même et étudieront
son rapport avec les faits. Ce dialogue entre chercheurs et professionnels permettra d’identifier les acteurs (producteurs, médiateurs et récepteurs) du discours sur la guerre, d’observer les conditions de production, de transmission et de réception de ce discours, en explorant l’enchevêtrement complexe entre information et fiction qui le caractérise.

Parce qu’elle propose un récit à la fois personnel et collectif d'une période complexe de l’histoire du Moyen Orient, entre construction de mémoire et d’identité, l’oeuvre cinématographique d'Amos Gitai sera le fil conducteur de cette journée. Amos Gitai est né à Haïfa, en Israël, fils d'un architecte célèbre de l'école de Bauhaus. Metteur en scène au rayonnement international, il est l’auteur, depuis les années 1970, d’une quarantaine de films documentaires
ou de fiction par lesquels il observe la société israélienne et la formation de sa mémoire collective, son identité,
ses mythes et ses rêves, ses utopies, ses cauchemars aussi.


Programme
14h-15h30 : La guerre dans le cinéma d'Amos Gitai
Projection-débat présidée par Christian Delporte (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), avec
Amos Gitai (réalisateur), Marie-José Sansalme (scénariste Kippour et Kedma)
Discussion avec la salle
16h-18h30 : La guerre dans les médias et dans les arts en Israël
Séance présidée par Guidéom Kouts (Université Paris VIII, Association de la presse étrangère)
 « Quelle image de la guerre dans la presse israélienne », Ouzi Elyada (Université de Versailles Saint-
Quentin-en-Yvelines, Université de Haïfa)
 « La guerre dans l'art plastique israélien », Yves Golberg (Université de Nanterre)
Discussion avec la salle

L’entrée est libre et gratuite.
Contact : Sophie Kienlen sophie.kienlen@gmail.com
Par doctorants CHCSC - Publié dans : Colloques et journées d'études
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Mercredi 25 mars 2009
« FEMMES D'IMAGES, IMAGES DE FEMMES »
ATELIER « JEUNE RECHERCHE » ISOR-CRHXIXE

MERCREDI 29 AVRIL 2009, 9H30-17H

Journée coordonnée par Audrey Orillard. Contact : 01 40 46 28 36 - 06 82 65 60. audrey.orillard@gmail.com
Centre Panthéon : 12 place du Panthéon, 75231 Paris cedex 05. Tél : 01 44 07 80 00. Accès : RER Luxembourg

Quelle est la place des femmes dans les métiers de l'image ? Telle est la question liminaire qui préside à cet atelier « Jeune recherche », qui rassemble des spécialistes des médias et de l’analyse d’images. Métiers historiquement accaparés par des hommes, ces derniers les dominent tant institutionnellement que symboliquement. Les femmes restent souvent cantonnées aux arts ou aux genres dits « mineurs », quand elles ne sont pas isolées dans les fonctions subalternes au sein des milieux les plus créatifs ; elles sont pourtant productrices d’images – et d'imaginaires. Qui sont ces femmes, qui ne s’offrent pas à la représentation mais se cachent – ou se révèlent – derrière leur objectif, leur caméra ou leur crayon ? Quels sont leurs parcours, leurs « carrières » ?

Cet atelier veut observer ces « femmes publiques », selon l’expression de Michelle Perrot, et les images qu'elles proposent de la société de leurs temps, en s'appuyant sur les travaux de jeunes doctorants. Leurs recherches portent sur des objets médiatiques divers, mais croisent toutes des femmes : photographes, cinéastes, productrices de télévision, dessinatrices ont investi le champ médiatique et le nourrissent de leurs propres représentations. La journée sera centrée sur leurs pratiques et leurs parcours, souvent singuliers, parfois conflictuels, au sein de ces métiers de l’image ; avant de mettre en perspective leurs oeuvres, fort diverses également – documentaires, bandes dessinées, films militants ou non, destinés à la télévision ou au cinéma.

Cette journée s'inscrit dans une dynamique actuelle de recherches portant sur la « créativité féminine », dynamique dont témoigne le nombre de séminaires, d’études récentes et en cours dans ce domaine, à l’instar de la parution prochaine du Dictionnaire des femmes créatrices, co-dirigé par Béatrice Didier et Brigitte Rollet (à paraître en 2009-2010, aux éditions des Femmes). Les travaux prolifiques de cette dernière concernant les réalisatrices en sont d'ailleurs caractéristiques, et croisent le concept du gender, dont l'historiographie, polémique et abondante, reste riche de questionnements pour l'histoire culturelle.

En s'inspirant explicitement de travaux issus des Gender studies, Cultural studies et autres Star studies, qui ont déjà bien mis en évidence les effets des rapports sociaux de sexe dans le champ des productions artistiques, la volonté est ici de traiter davantage que le seul cinéma – qui reste le plus étudié à ce jour. D’Agnès Varda à Kira Mouratova, les participants mettront en lumière certaines figures, moins célèbres, de réalisatrices et productrices de télévision (Pilar Miro, Andrée Davis Boyer) ou encore de dessinatrices de bandes dessinées (de Claire Brétécher à Marjane Satrapi) et de photographes (Annette Léna), dans une perspective résolument internationale.
Cette démarche collective se veut in fine synthétique, s'éloignant des approches généralement monographiques, centrées autour d’un média ou d’un métier, pour une comparaison « intermédiatique » de ces images et de ces parcours.

Les années 1960 et 1970, moments de forte contestation sociale de la domination masculine – tant sur le plan social qu'académique –, serviront de cadre à cette rencontre, dégageant ainsi plusieurs thématiques privilégiées :

* Les conditions d’accès des femmes à ces métiers, notamment dans une perspective biographique ;

* Les conditions de production des oeuvres étudiées, dans le cadre des rapports sociaux de sexe, dont certaines récurrences restent à questionner : la figure du couple créateur, la difficulté de la pratique (auto-financement, voire oeuvres non signées, etc.) ;

* De là, les rapports, parfois très intimes, des femmes à leurs créations ;

* La difficile question des publics : quels éléments pour une histoire de la réception féminine de ces oeuvres ?

* L’engagement militant, en particulier féministe ;

* Enfin, l’appropriation de médias spécifiques et leur éventuelle redéfinition par la pratique féminine (les métiers de la télévision, la photographie militante, le film documentaire…).
Par doctorants CHCSC - Publié dans : Colloques et journées d'études
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Mercredi 25 mars 2009
Associations de chercheurs

Lettre ouverte des sociétés savantes au Ministre de l’Education nationale (12 mars 2009)






Paris, le jeudi 12 mars 2009

 

À Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale

 

Monsieur le Ministre,

 

Nous nous adressons solennellement à vous en tant que responsables élus et porte-parole de 30 sociétés savantes. Ces sociétés qui nous ont mandés pour vous écrire réunissent notamment une grande partie des universitaires spécialistes des principales matières enseignées dans les établissements dont vous avez la haute responsabilité. Toutes disciplines confondues, toutes tendances politiques confondues, nous voulons attirer votre attention sur les effets pervers de ce projet de réforme de formation des maîtres et des concours de recrutement qu’au mépris de tous les avertissements, vous voulez mettre en œuvre dès l’an prochain.

 

En dépit des propos que vous avez tenus le 12 février, dont nous voulons croire qu’ils n’étaient qu’un « dérapage », vous avez absolument besoin d’entendre les préparateurs à « vos » concours et de discuter avec eux pour mettre fin à la crise déjà trop longue qui secoue actuellement nos universités. Si vous craignez les « discussions sibyllines », soyez assuré que nous nous efforcerons d’être clairs.

 

Précisons d’abord que les enseignants, les préparateurs que nous représentons ne refusent pas toute réforme par principe. Bien au contraire, nous pensons nécessaire la réforme des concours et nous sommes favorables au principe de leur « mastérisation ». Aujourd’hui déjà la formation des professeurs s’effectue en 5 ans ; il est légitime que cette formation soit sanctionnée par un master. Une réforme plus ample du dispositif peut être envisagée, mais doit reposer sur un accord de la communauté scientifique, respecter les principes démocratiques qui sont les nôtres, et ne pas déboucher sur un affaiblissement du niveau des étudiants, un tarissement de la recherche et une mise en concurrence des universités. De surcroît, comment ne pas craindre, au vu de l’actuel projet, le risque que s’instaure à l’avenir un double régime entre les enseignants qui auront réussi le concours et seront donc « titulaires de plein droit », et ceux qui, n’ayant pas obtenu le concours mais étant néanmoins reçus au master, pourront être recrutés avec un statut différent ?

 

Nous réclamons depuis le printemps dernier une véritable concertation sur ce dossier. Des principes et des propositions ont été formulés par nos sociétés auprès de vous-même et de Mme la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Au lieu du débat constructif que nous espérions, vous avez tenté de nous imposer une réforme précipitée dont toute la communauté scientifique s’accorde à dénoncer les conséquences désastreuses pour l’enseignement et la recherche. Même la Conférence des Présidents d’Universités, dont on connaît la modération, reconnaît que « la question de la mastérisation (…) est aujourd’hui le principal point d’achoppement pour le rétablissement de la sérénité dans les universités. (…) Les présidents estiment toujours que les délais actuels de mise en oeuvre de la réforme sont incompatibles avec un travail de qualité et que le mieux serait de reporter d’un an l’organisation du nouveau concours. »

 

A notre tour, Monsieur le Ministre, nous vous lançons un appel solennel pour que vous débloquiez la situation, et que s’ouvre enfin la négociation que nous demandons. Voici sur quelles bases nous sommes prêts à collaborer et à préparer des « maquettes ».

 

1. En finir avec la précipitation

 

Vous devez maintenir en l’état pour 2010 tous les concours de recrutement de l’enseignement primaire et secondaire. En effet, le report de la réforme est désormais la seule solution permettant une remise à plat du dossier et une véritable concertation (quant au contenu du concours, dans un premier temps, puis quant à l’organisation des futurs masters dans un second temps). Aujourd’hui, la première étape du processus est loin d’être accomplie : sur les épreuves et les programmes des nouveaux concours, on en est encore au stade de « documents de travail » officieux, dont on ne sait au juste par qui et comment ils ont été élaborés, et qui ne tiennent aucun compte de nos demandes. Ils ne nous permettent pas d’élaborer des « maquettes » précises conformes à la vision que nous avons de notre mission.

 

2. Associer la communauté scientifique au débat

 

En tant que responsables élus des sociétés savantes, représentatives de la communauté scientifique dans toutes les disciplines du savoir, nous demandons à être partie prenante de véritables négociations. En raison de notre légitimité scientifique, de notre expérience pédagogique et de notre représentativité dans le monde universitaire, il est nécessaire que nous soyons des interlocuteurs à part entière, que nous soyons informés du calendrier, des étapes et des acteurs de la réforme, que nous participions en tant que spécialistes aux commissions qui auront à prendre les décisions. Nous souhaitons aussi rencontrer conjointement des interlocuteurs des deux ministères dans les réunions, afin de n’être pas ballottés de l’un à l’autre.

 

3. Maintenir de vrais concours pluridisciplinaires débouchant sur la titularisation

 

Nous demandons des concours nationaux, qui fondent la sélection des candidats sur leurs connaissances disciplinaires, évaluées par des spécialistes universitaires et des enseignants des disciplines concernées. L’allongement de la phase de préparation du concours doit être l’occasion d’un renforcement des exigences disciplinaires et non de leur affaiblissement ou d’une restriction du champ des matières étudiées.

 

Une épreuve de « connaissance du système éducatif », portant sur un contenu purement administratif, initiation aux arcanes de la bureaucratie du Ministère de l’Education Nationale, ne nous paraît pas nécessaire.

 

La formation proprement pédagogique doit intervenir en aval, dans une année de stage pratique en alternance, dont on ne saurait faire l’économie. Il faut aussi écarter explicitement le spectre d’un concours de recrutement établissant des listes d’aptitude, donc ne garantissant pas le recrutement et la titularisation en tant que fonctionnaires des candidats reçus au concours.

 

4. Maintenir l’année de stage pratique rémunéré

 

La pédagogie ne s’apprend ni dans les livres, ni en restant « en observation » au fond de la classe… Nous exigeons le maintien de l’année de stage rémunéré, permettant au professeur stagiaire encadré par un tuteur de prendre 8 heures par semaine la responsabilité d’une classe, tout en suivant l’indispensable formation d’accompagnement. C’est au cours de ce stage que pourra être approfondie et vérifiée si besoin la « connaissance du système éducatif ». C’est à l’issue de ce stage que seront titularisés les professeurs ayant fait la preuve de leur aptitude à l’enseignement.

 

La suppression du stage rémunéré pose en outre un grave problème social : en retardant d’un an le recrutement, la réforme annoncée pénalise les étudiants dont les moyens financiers sont fragiles ; elle aboutit à une sélection sociale des candidats ; elle entraînera aussi la baisse du nombre de candidats, et partant la baisse du niveau de recrutement.

 

5. Ne pas dissocier les « maquettes » des nouveaux masters et les concours

 

Selon les promoteurs de la réforme, les épreuves des concours ne sauraient influer sur les programmes des masters : ce seraient les masters, indépendants et complémentaires des concours, qui garantiraient la compétence disciplinaire des candidats. Nous récusons cette vision irréaliste, qui vide les concours de leur substance, comme s’il s’agissait, à terme, de les faire disparaître purement et simplement. Il nous paraît inacceptable et dangereux de séparer ainsi la délivrance d’un master qui atteste d’une compétence, et la question du recrutement. Au contraire, c’est sur la base de concours nationaux, aux exigences disciplinaires larges et clairement établies (par un programme spécifique plus exigeant que celui du baccalauréat ou de la licence), que pourra être rédigé le cahier des charges précis qui permettra ensuite à chaque université de préparer les « maquettes » du master enseignement, et au ministère de les valider. Il est indispensable d’articuler (et non de dissocier) la réflexion sur le contenu du concours (nombre d’épreuves, nature et programmes de celles-ci) et la réflexion portant sur le contenu des masters d’enseignement. C’est là la seule garantie du niveau national des compétences requises. Par ailleurs, comment concevoir, pour les mêmes étudiants, la maquette d’un master, sans être fixé sur le contenu précis du concours qu’ils prépareront ?

 

6. Articuler les différents masters d’une discipline

 

Un étudiant ne saurait préparer un concours exigeant à visée généraliste, et se consacrer dans le même temps à des stages de pratique pédagogique. Qui trop embrasse mal étreint. Un master défini comme un « parcours professionnalisant » vers les métiers de l’enseignement ne saurait en même temps « préparer les étudiants au doctorat ». Les étudiants devront-ils choisir dès la fin de leur licence, entre des cursus exclusifs les uns des autres, dirigés l’un vers la recherche, l’autre vers l’agrégation, et le troisième vers le CAPES ? Beaucoup de candidats à l’agrégation préparent en même temps et par sécurité le CAPES. Les moyens doivent être trouvés de maintenir cette possibilité, sous peine de voir s’effondrer le nombre de candidats au concours le plus difficile et aussi le nombre de futurs doctorants, donc de futurs chercheurs. De nombreux établissements ne pourront pas ouvrir deux ou trois masters dans un même domaine, le projet actuel aurait ainsi pour effet pervers que la plupart des universités se verraient rapidement privées de master recherche. Les répercussions se feraient sentir dès la licence, avec la fermeture induite de nombreuses filières en dehors des grands centres. Il est indispensable, pour l’avenir de la recherche et de chaque université, d’offrir aux meilleurs étudiants, aux futurs enseignants-chercheurs, l’occasion de s’initier réellement à une recherche approfondie sans pour autant se couper de la profession enseignante. Dans cette perspective, le statut du « master recherche » préalable à l’agrégation reste à préciser. De nombreux agrégés visant le doctorat préparaient d’autre part un M2 recherche après la réussite au concours. Quelle formation sera appropriée pour ce type de projet avec la nouvelle donne ?

 

La question des passerelles entre enseignement et recherche reste donc à repenser, de même que celle de l’itinéraire pédagogique entre l’obtention de la licence et la préparation de l’agrégation.

 

Il faut, Monsieur le Ministre, pour dissiper nos craintes légitimes et celles de nos étudiants, retirer le projet actuel, réaffirmer que le succès au concours donne accès à une titularisation et non à une liste d’aptitude, rétablir l’année de stage pratique en alternance rémunéré et pris en compte dans la carrière, et enfin décréter un moratoire d’une année afin de laisser à une commission représentative le temps de décider du contenu scientifique des concours, de la nature des épreuves disciplinaires, des conditions de préparation et des moyens matériels et humains qui soient à la hauteur des ambitions légitimes en matière d’enseignement et de recherche proclamées publiquement par vous-même et par les plus hautes autorités de l’Etat.

 

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous assurons, Monsieur le Ministre, de notre dévouement au service public de l’Education.

 

Premières sociétés signataires :

 

 Association des Etudes grecques

 Association Française d’Etudes Américaines

 Association Française de Mécanique

 Association Guillaume Budé

 Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur

 Association des Historiens Contemporanéistes de l’Enseignement Supérieur

 Association des Historiens Modernistes des Universités françaises

 Association des Professeurs d’Archéologie et d’Histoire de l’Art de l’Université

 Association des Professeurs de Langues Anciennes de l’Enseignement Supérieur

 Association des Professeurs de Mathématiques de l’Enseignement Public

 Association des Professeurs de Musique et Musicologie de l’Enseignement Supérieur

 Association des Sciences du Langage

 Commission Française pour l’Enseignement des Mathématiques

 Femmes et Mathématiques

 Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur

 Société d’Étude du Dix-septième Siècle

 Société d’Étude de la Littérature Française du XXe siècle

 Société des Etudes Latines

 Société d’Etudes médio et néo-latines

 Société des Études Romantiques et Dix-neuviémistes

 Société des Hispanistes Français

 Société Française d’Étude du Dix-huitième Siècle

 Société Française d’Étude du Seizième Siècle

 Société Française d’Histoire du Sport

 Société Française de Littérature Générale et Comparée

 Société Française de Physique

 Société Française de Statistique

 Société Francophone de Biologie Théorique

 Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public

 Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur

 Société de Langue et Littérature Médiévales d’Oc et d’Oïl

 Société Mathématique de France

 Société des Personnels Enseignants et Chercheurs en Informatique de France

 Société des Professeurs d’Histoire Ancienne des Universités

 Union des Professeurs de Physique et de Chimie
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Mercredi 25 mars 2009
Appel à communication

Colloque international Vers la Post Radio, Enjeux des mutations des objets et formes radiophoniques



PARIS, les 26, 27 et 28 novembre 2009
Université Paris I – Sorbonne Panthéon
(Institut National d’Histoire de l’Art, Rue des Petits Champs, 75001 PARIS)

Organisation :GRER

Le Groupe de Recherches et d'Etudes sur la Radio (GRER) organise son quatrième colloque international. Après Bordeaux (2001 et 2004) et Lyon (2006), il aura lieu à Paris en novembre 2009. Un appel international à communication est lancé, dans le cadre des problématiques et modalités exposées ci-dessous. Les retours sont attendus pour le 1er mai 2009.

Dans le contexte de changements généralisés provoqués par la numérisation des médias, ce colloque propose d’interroger et de dégager les principales pistes et étapes de développement d’une radiophonie en mutation. À partir des expériences passées et des informations disponibles aujourd’hui en France et à l’international, il s’agira d’envisager la reconfiguration des objets et formes d’expression radiophoniques vers une possible « post radio » ; de mesurer de manière dynamique les évolutions et les ruptures, les résistances et les permanences ; de considérer les enjeux et potentialités de ces transformations.

À la suite de bien d’autres étapes, la radiodiffusion s’engage dans une évolution majeure. Comme ce fut le cas avec le transistor dans les années 1950 et l’émergence de la télévision comme moyen de communication de masse dix ans plus tard, ou la FM dans les années 1970/80... la radio est aujourd’hui confrontée à la numérisation de ses contenus et de sa diffusion. Alors que certains, à chaque nouvelle étape technologique, annonçaient sa fin, elle a pu sortir renforcée de ces différentes « radiomorphoses ». Elle a su s’acclimater aux nouveaux environnements médiatiques et s’adapter aux attentes des publics. Qu’en est-il aujourd’hui et qu’en sera-t-il demain face à l’enjeu de la numérisation ? L’entrée dans l’ère numérique ne devrait pas être le constat d’une simple « radio numérisée » à partir de la radio analogique, mais une véritable évolution du média radio qui concernera le contenu éditorial, la technologie, la réception et donc aussi l’économie ou fondamentalement le statut de la radio au sein des systèmes médiatiques. Pour autant, les mutations ne se feront pas immédiatement ; ni de manière homogène dans les espaces géographiques et culturels mondiaux. Des résistances existent et nous pouvons penser que le futur de la radio sera ainsi fait de permanences ou de continuités et de cohabitations entre des formes radiophoniques anciennes et nouvelles.

Celle que l’on appellera la « Postradio » est riche de potentialités et de dynamiques spatio-temporelles nouvelles. Elle doit permettre la diffusion de programmes plus riches : la composante sonore de grande qualité sera augmentée par les données associées. L’économie de la production des programmes et leur diffusion sera modifiée. Les modalités d’écoute, et donc les « pratiques », les « usages », les auditeurs changeront. Ces mutations sont déjà esquissées dans des tendances actuelles et émergentes :
• la multiplication des plateformes de diffusion (RNT, Internet fixe et mobile, satellite, téléphonie...) ;
• des contenus plus denses (au son s’ajoutent les données associées) sont disponibles et de nouveaux formats de programmes, de nouvelles productions innovantes sont envisageables ;
• une augmentation de l’offre de programmes pour des niches plus spécifiques, et, en corollaire, la personnalisation des programmes avec la possibilité de partager ses goûts au sein de communautés d’auditeurs à géométrie variable ;
• d’autres écoutes et usages de la radio émergent grâce à des « machines » radiophoniques aux fonctions nouvelles (pause, retour en arrière et enregistrement...), une délinéarisation de l’écoute est possible grâce à l’Internet et aux podcasts ;
• une progression de l’écoute nomade en mobilité, l’écoute de la radio, qui était depuis la deuxième guerre mondiale «nationale», puis plus souvent locale, pourra être davantage mondiale et / ou délocalisée.
Cependant, cette évolution est-elle uniforme et univoque ? La période de transition s’annonce délicate et peut-être longue. Se gardant de discours purement technicistes ou déterministes, les écueils, résistances et retards possibles ne doivent pas être masqués :
• des contestations des choix technologiques existent et l’on évoque des retards dans la livraison des nouveaux équipements de réception ou dans le renouvellement du parc existant ou bien les surcoûts liés à la double ou multiple diffusion nécessaire sont à envisager sur une période prolongée ;
• les inégalités des secteurs radiophoniques face au numérique (particulièrement pour le tiers secteur ou bien à un niveau mondial) et, de fait, le risque de « fractures radiophoniques », tant du point de vue des opérateurs que des auditeurs, socialement ou géographiquement ;
• les conditions de régulation de la radiodiffusion s’inscrivent dans de nouvelles problématiques;
• les incertitudes quant à l’appropriation des nouvelles technologies radiophoniques par les publics et notamment l’attachement aux formes traditionnelles de la radiodiffusion ;
• Au final : la dissolution de la radio dans des convergences et hybridations médiatiques.

Liste (non exhaustive) des thématiques envisagées pour les conférences et communications en ateliers
• Le nouveau statut de la radio (statut social, statut au sein du nouvel environnement et des systèmes médiatiques), révolution ou adaptation ?
• Quels nouveaux modèles économiques ? Quelle nouvelle régulation ?
• Histoire (les leçons des expériences passées)
• Géographie de la radiodiffusion numérique
• Les nouvelles machines radiophoniques (hardware et software)
• Nouveaux producteurs / nouvelles productions / nouveaux programmes.
• Liens et attachements à la radio (formes d’appropriations, pratiques et usages, distinctions par genre ou générationnelles)
• Mesure de l’audience et des nouvelles pratiques (instruments et modalités, premiers résultats)
• Quelles mémoires pour les webradios (archivages) ?
• Les discours d’accompagnement, stratégies ou imaginaires de la radio numérique

Modalités de l’Appel à Communication

Lors du colloque, les conférences et communications devront être impérativement présentées en deux langues dont le français : une parlée et une autre sous forme de power point développé. Ce pourra être, par exemple, un exposé oral en français et une présentation power point en anglais ou espagnol, ou inversement une présentation orale en anglais, espagnol ou une autre langue et, dans ce cas obligatoirement une présentation power point en français.
La durée des conférences plénières sera fixée à 30 minutes ; les communications dans les ateliers seront limitées de 15 à 20 minutes.

Les auteurs sont invités à soumettre pour le 1er mai 2009 une proposition de communication en français, ou bien en anglais ou en espagnol.
Elle comportera : Un titre (et sous-titre), 5 à 8 mots clés, éventuellement l’inscription dans une ou plusieurs des thématiques proposées ci-dessus. Elle développera sur 5 000 caractères au plus, une proposition de communication devant présenter sa problématique et ses hypothèses et éventuellement une bibliographie. De plus, et séparément, seront indiquées l’identification du ou des auteurs et de leur(s) institutions de rattachement, leur(s) statut(s), une adresse postale et leurs coordonnées téléphoniques et électroniques.

Ces propositions doivent être envoyées par courrier électronique aux deux adresses suivantes :
grer.mail@club-internet.fr  & sylviecapitant@rocketmail.com
Un accusé de réception sera adressé aux auteurs. Le comité scientifique effectuera alors une sélection des propositions en double aveugle. Les propositions acceptées pourront faire l’objet de demande de modifications de la part du comité scientifique. Ces réponses seront adressées aux auteurs à partir du 30 juin 2009.
Les documents Power Point seront à remettre au plus tard, le 15 octobre 2009.
2 séances plénières se tiendront (la première le jeudi 26 novembre dans l’après-midi, la seconde le samedi 28 au matin). Les ateliers auront lieu en parallèle durant la journée du vendredi 27 novembre.
Les auteurs sont invités à délivrer le texte de leur conférence au moment du colloque sous forme papier et électronique. Ces textes, avec l’accord des auteurs et du comité scientifique, pourront faire l’objet d’une publication en ligne sur le site Internet du GRER ( http://www.grer.fr ).
De plus, 4 à 5 d’entre eux, émanant de la recherche francophone sur la radio, seront susceptibles d’être publiés, en anglais, dans un numéro de la revue scientifique britannique « The Radio Journal, International Studies in Broadcast & Audio Media », selon des modalités précisées ultérieurement.

Participants et publics :

Des chercheurs, des universitaires, des professionnels et des auditeurs de la radio.
Inscriptions : 50 €uros tarif normal, 25 €uros pour les étudiants, les membres du GRER et ressortissants de pays à bas revenus.

Rappel de l’Agenda :

1er mai 2009 - Date de clôture de l’appel à communication
30 juin 2009 - Réponses aux auteurs
15 octobre 2009 - Envoi des documents Power Point
 
Comité d’organisation du Colloque :

Sylvie Capitant, docteur, ATER, Université Paris 1 Sorbonne, Secrétaire du GRER
Jean-Jacques Cheval, Président du GRER, professeur Université de Bordeaux
Etienne Damome, Docteur, ATER, Université de Bordeaux et de Lille, Secrétaire du GRER
Christophe Deleu, Maître de conférences, Université de Strasbourg
Anne-Caroline Fievet, Docteur, enseignante, Université Paris 8
Laurent Gago, Docteur enseignant, Paris 3
Joëlle Girard, ingénieur, représentante du CHR (Comité d’Histoire de la radio), Trésorière du GRER
Hervé Glevarec, Chercheur CNRS
Isabel Guglielmone, Maître de conférences, Université de Compiègne, Vice –présidente du GRER
Albino Pedroia, Consultant, maître de conférences associé, Sciences Po Paris, Trésorier du GRER
Sébastien Poulain, doctorant, Université Paris 1 Sorbonne
Pascal Ricaud, Maître de conférences, Université de Tours
Blandine Schmidt, doctorante, Université de Bordeaux
Bernard Wuillème, Professeur, Lyon 3

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Mercredi 25 mars 2009
Séminaire

Cinéma, histoire et société





Mardi 31 mars 2009, de 17h30 à 19h30
Centre d'histoire de Sciences Po, 56 rue Jacob 75006 Paris, 1er étage


La prochaine séance du séminaire "Cinéma, histoire et société" du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines et du Centre d'histoire de Sciences Po, consacré cette année à "Cinéma et politique", et animé par Caroline Moine et Yannick Dehée.

Martine Godet qui interviendra sur le processus si complexe de la censure dans le cinéma soviétique post-stalinien.

Directrice de l’iconothèque russe et soviétique de l’EHESS, Martine Godet, historienne (CERCES/EHESS), est l'auteur de La pellicule et les ciseaux. La censure dans le cinéma soviétique du Dégel à la perestroïka, éditions du CNRS, à paraître en 2009.

Le séminaire est ouvert à tous, étudiants et chercheurs


Contact: carolinemoine@free.fr
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Mercredi 25 mars 2009
Séminaire

Communication et politique


« Politiques et journalistes dans l’espace public local »
Séminaire de recherche du laboratoire Communication et politique (CNRS, UPR3255)

Vendredi 3 avril 2009 - 14h-16h30 27 rue Damesme, 75013 Paris (salle de réunion du R.-C.)

Présentation Jamil Dakhlia, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, Université Nancy 2, chercheur associé au LCP
Alexandre Borrell, doctorant en histoire à l’Université d’Orléans (EA Savours), associé au LCP

14h00 Le sénateur-maire Donon et son hebdomadaire dans le Loiret de l’avant-guerre et de l’Occupation : asseoir son influence, tenter de la maintenir… Alexandre Borrell
14h30 À quoi sert un journal ? Gaston Defferre, homme politique et patron de presse (1944-1986) Anne-Laure Ollivier, doctorante en histoire à l’ENS Cachan (ISP), ATER à l’IEP de Strasbourg
15h-15h15 : discussion 15h15 La démocratie locale à l'aune des interactions édiles-localiers Jacques Le Bohec, Professeur en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Lyon II, chercheur au GAP (Université Paris Ouest Nanterre-La Défense)
15h45 : discussion

Détails complémentaires sur : www.lcp.cnrs.fr/
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Lundi 23 mars 2009
Appel à contributions

Colloque Les intellectuels et l'opinion publique de Voltaire à Sartre




4 - 5 septembre, 2009 à National University of Ireland, Galway


Appel à communications pour un colloque à Galway (Irlande). Vous êtes invités à soumettre des propositions de communication qui explorent le thème suivant : « Les intellectuels et l'opinion publique de Voltaire à Sartre W.

 

Intervenants principaux: Professor Michael Kelly (University of Southampton), Dr Stéphane Van Damme (Warwick University)

La question de l’engagement politique de certains écrivains et intellectuels français et francophones a passionné les chercheurs depuis longtemps. L’étude des « causes célèbres » dans lesquelles ces hommes et femmes se sont impliqués, ainsi que les approches biographiques, ont souvent donné naissance à une image héroïque de l’intellectuel. Certains, par contre, ont adopté l’optique critique de Paul Valéry qui limitait le rôle de l’intellectuel à celui de « remuer toutes choses sous leurs signes, noms ou symboles, sans le contrepoids des actes réels ». Ces positions contradictoires reposent sur des suppositions largement répandues quant au  « rôle de l’intellectuel », perçu comme étant inextricablement lié, ou tout du moins connecté, au concept d’opinion publique.

Pourtant, s’il est généralement admis que l’intellectuel influence, ou tente d’influencer, l’opinion publique, l’appréhension de ce phénomène, et son acception, tant au niveau théorique que pratique, demeurent toutefois assez superficielles. De quelle façon  l’engagement des intellectuels vis-à-vis de l’opinion publique a-t-il évolué depuis le siècle des Lumières, et quelles sont les raisons d’une telle évolution ?  Pour qui et au nom de qui l’intellectuel écrit-il et quelle est la teneur de son discours ?

Telles sont les questions que ce colloque se propose de soulever. On cherchera à s’interroger sur les suppositions qui fondent l’image traditionnelle de l’intellectuel engagé en analysant de plus près les rapports entre deux termes d’un usage courant qui sont souvent considérés comme étant interdépendants : l’intellectuel et l’opinion publique.

Vous êtes invités à soumettre des propositions de communication qui explorent les thèmes suivants :
La tradition de l’intellectuel engagé en France
Les intellectuels, l’opinion publique et la politique
Les femmes et l’engagement intellectuel
Les intellectuels et la naissance de l’opinion publique
L’opinion publique – représentations et rhétorique
L’impact de la technologie sur l’engagement des intellectuels
Problématique du couple « intellectuel / opinion publique »

Merci de nous faire parvenir vos propositions (250 mots) pour des communications d'une durée de 20 minutes avant le 20 avril 2009, a l’adresse suivante : confintell@gmail.com


Comité d’organisation : Dr Philip Dine (NUI Galway), Dr James Hanrahan (NUI Maynooth), Dr Mairéad Ní Bhriain (NUI Galway)
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